Le Neuvième Art

24/06/2020

Unique. Naturel. Épuré. Un Esprit frais au coeur du VIème Arrondissement

⭐️ : Cuisine et dressage incroyables

Lorsque le grand Guide Rouge établie ses classements, il y a toujours quelque chose de spécial pour ceux qui se voit attribué les fameuses étoiles !

Que ce soit pour le service, l’ambiance ou les saveurs et mélanges, quelque chose les differencie.

Le Neuvième Art ne fait pas exception à cette régle.

La rue Cuvier a l’habitude de nous surprendre avec des adresses originales, mais celle-ci en est la cerise sur le gateau.

En angle sur la rue du Professeur Weill, ce restaurant est entièrement en baies vitrées donnant sur l’exterieur. Il est impossible de le rater !

Dès les premiers pas à l’interieur, cette sensation de légèreté nous envahit ! Des couleurs très claires nous entourent, des materiaux natuels comme le bois pour les tables et du lin pour les rideaux, c’est un veritable cocon !

L’ambiance est assez guindée tout de même mais, au fûr et à mesure du repas, cette sensation disparait très vite et laisse place à une dégustation de plats très travaillés. 

Par ailleurs, les assiettes sont, dans leurs formes, très originales. Elles sont utilisées avec succés pour mettre en valeur les différents plats.


L’ambiance :

Créée par le Chef doublement étoilé et Meilleur Ouvrier de France 2007, Christophe Roure, la cuisine est tout simplement exceptionnelle !

Les saveurs sont très fines et légères, mais elles savent surtout s’associer. 

Tout au long du repas le Sommelier, chef de salle et serveurs s’organisent tel un ballet autour de vous pour que chacun de vos desirs soit comblé !

La cuisine :

Des produits naturels, une présentation accompagné d’une mise en place visuelle spectaculaire, absolument rien n’est laissé au harsard !

J'ai été surpris de voir que les mignardises arrivent chacunes à leur tour, c'est une belle façon de mettre en valeur ces « petites » bouchées.

Alors que la première entrée met en avant légèreté et fraicheur, la deuxième, qui est le foie-gras poèlé, met en avant des saveurs plus étonnantes avec le melon anisé et la fève de Tonka. C’est très agréable de tomber sur cette différence entre plats et d’avoir des mélanges aussi surprenant que délicieux.

La présentation du Boeuf Salers est très maitrisée et rappel les présentations écolière : tout est millimetré, rien ne va au dessus du reste pour une vraie délimitation des saveurs, et ainsi laisser le client déguster « à sa sauce ». Ce genre de présentation est toujours très apprécié.

Pour le fromage, j’avoue avoir préféré un yaourt maison, ceux-ci sont excellents ! La texture est très soyeuse et la compoté de fruits à la base est suffisante, en terme de quantité, pour ne pas prendre le desssus ou même devenir écoeurante.

Lors du dessert, la mise en scène pour la Truffe est très agréable, le découpage est très satifaisant à regarder, mais la Truffe est surtout très bonne ! Le Sacristain encore chaud et la glace cassis viennent contrarié l’équilibre des temparatures, ce qui oblige le palais à decupler les papilles et ainsi profiter de ces explosions de saveurs.

Au menu :

Apéritif

Mise en bouche

- Tartine végétale, pois, mousse foie-gras et « Cecina de Leon » -

- L’oeuf de Caille cuit mollet en croute de pain, et servi sur son nid -

Chair de Tourteau monochrome, kiwi, avocat, concombre et écume à la Verveine

Foie-gras, melon anisé et râpe de fève de Tonka

Râgout de coquillage et mousseron parfumé à la citronelle et gingembre frais, rehaussé d’une Hollandaise au siphon

Omble Chevalier des Cevennes cuit en cire d’abeilles, beurre citron et artichaut frit

Boeuf Salers mature cuit au feu de bois, grosse asperge grillée et poudre au Liveche

Yaourt maison à base de Mandarine (choix entre 4 yaourts differents ou plateau de fromage)

Mariage de la Fraise avec de la Panna Cotta

Grosse truffe en chocolat « Kacinkoa 85% », Sacristain et sorbet Cassis

Café Grand Cru du Nepal, servi avec Panneton maison sorti du four et 5 mignardises differentes

Spiritueux

Le coup de Coeur :

Je n’en ai pas encore parlé pour la simple et bonne raison que ce plat mérite d’être dans les coups de coeur, l’Omble Chevalier à été la plus belle surprise de ce repas. 

Deuxième plat du menu, il est installé sur ma table peu avant l’arrivé du premier plat...

Cet Omble Chevalier a en effet besoin d’une cuisson de 20 minutes, mais cette dernière s’éffectue en recouvrant ENTIÈREMENT le poisson d’une cire d’abeilles chauffée précisement à 90°c.

Évidement, tout est éffectué devant le client qui, lors de la dégustation du premier plat, assiste en même temps à la cuisson de l’Omble.

Au fûr et à mesure que les minutes passent, la cire se solidifie avant d’être entièrement durcie. Une fois cette étape passée, l’Omble est renvoyé en cuisine afin d’être démoulé et dréssé avec ses accompagnements.

C’est avec du beurre à la citronelle et un coeur d’artichaut frit, enduit de miel sur lesquelles sont collées des feuilles d’artuchaut frites, que cet Omble reviendra à vous.

Voici les photo de la cuisssons de ce plat :


En conclusion, ce restaurant a largement merité ses deux étoiles ! 

Je trouve que cette cuisine est très moderne, elle joue beaucoup avec la créativité du Chef Roure et met en avant de magnifique ambiances à chaque assiettes.

Le Neuvième Art conviendra aux personnes qui cherchent une cuisine créative et exemplaire, porté par des produits de grande qualité, et surtout qui ne regarderont pas la dépense mais le plaisir de la Gastronomie

TARIFS

Menu 2 plats

Avec fromages et desserts

98 €

Menu 3 plats

Avec fromages et desserts

126 €

Menu 4 plats

Avec fromages et desserts

146 €

Menu 5 plats

Avec fromages et desserts

163 €

Les menus en 4 et 5 plats peuvent être accompagnés d’un Accord Mets & Vins pour une somme totale de 225€

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